Au cours des dernières années, l’administration et l’inspection du travail ont suscité un intérêt croissant, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Cet intérêt accru de la part des Gouvernements s’explique par le fait que, dans un monde globalisé, l’administration du travail tient une place déterminante dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques économiques et sociales des Gouvernements.
Pour ce qui la concerne, l’administration du travail constitue un vivier d’informations pour les Gouvernements, les Employeurs et les Travailleurs; elle joue également un rôle d’intermédiaire dans la prévention et la résolution des conflits du travail. Grâce aux liens privilégiés qu’elle entretient avec les partenaires sociaux, elle constitue un observatoire utile des tendances à l’œuvre dans la société et doit être à même de répondre de façon concrète aux besoins en évolution constante de ses usagers. En conséquence, elle doit assumer la responsabilité d’une part croissante des dépenses publiques. Tant les Employeurs que les Travailleurs plaident en faveur de ressources accrues pour les ministères et les services d’inspection du travail, de sorte à garantir leur impartialité et leur capacité de jouer pleinement leur rôle en vue de faire du Travail Décent une réalité.
Le Programme d’Administration et d’Inspection du Travail (LAB/ADMIN) a pour objet d’assister les mandants en promouvant le Travail Décent par le renforcement du système d’administration du travail, y compris l’inspection du travail et qu’ils deviennent plus efficaces. La Déclaration de l’OIT de 2008 sur la Justice sociale pour une Mondialisation équitable a réaffirmé la nécessité de «renforcer la capacité de l’OIT d’aider ses Membres dans leurs efforts pour atteindre les objectifs de l’OIT dans le contexte de la mondialisation… et promouvoir le dialogue social et le tripartisme en tant que méthodes les plus aptes à (entre autres) …la mise en place de systèmes d’inspection du travail efficaces».












